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Summer Pockets est un bon anime?

L’oeuvre originale qui précède l’anime est un visual novel. Certains ne savent probablement pas, mais c’esst littéralement un ccroisement entre un jeu et un livre dont vous êtes le héros, ou pas. Un visual novel vous permet de choisir plusieurs fins, plusieurs embranchements, des routes différentes.

Raconter cela en anime est compliqué. Certains s’y sont essayé, Clannad (et sa suite) sont pour moi l’exemple du visual novel qui s’est sublimé en tant qu’anime, et qui est sorti de sa bulle de puants fan de la licence (certains idiots comme moi connaissaient le VN avant l’anime, du moins la première partie…)

C’est pareil pour Summer Pockets, j’ai attendu l’anime comme aucun autre anime (alors qu’Oshi no Ko existe). J’étais sûr qu’il plaisait, j’étais sûr qu’il deviendrait le nouveau « Clannad ». Spoiler: c’est loupé. J’étais sûr, vraiment. L’émotion ressentie à la lecture du visual novel, la trame principale mélangeant le fantastique et la romance, d’autres sujets bien sûr mais dans une douceur absolue. Un peu d’humour, un poil d’aventure, un soupçon très light de fanservice. Tout était là.

Summer Pockets raconte l’histoire d’Hairi qui se rend un été pour aider à ranger les affaires de sa grand mère, récemment décédée, aidée d’une de ses tantes. Sur cette île, il va découvrir de nombreuses choses pour passer un bel été, des jeunes femmes mystérieuses, des endroits magiques et des choses hors d’atteinte. Des souvenirs reviendront, peut-être trouvera-t-il ce qu’il aurait perdu?

Dans l’ensemble, l’anime est très réussi, mais pêche sur des points majeurs hélas. Ce n’est pas tant dans l’exécution artisitque par le studio « feel. » (qui a fait Oregairu de belle manière). On ne pouvait qu’en attendre de belles choses, et c’était pas simple. L’oeuvre originelle est respectée sur ce point.

Côté son aussi, l’OST originale est reprise, et on retrouve un nouvel opening pour la seconde partie de l’anime, ainsi que des endings plutôt réussis, empreints de nostalgie.

L’une des différentes par contre est dans le doublage. Le personnage de Kamome (oui, ça veut dire « mouette ») n’est plus Mineuchi Tomomi (qui n’est plus dans le métier de seiyuu) mais Nene Hieda reprend son rôle. Le casting reste le même, notamment la douce Konomi Kohara qui quand elle ne joue pas Chika dans Love is war en tant que secrétaire folle dingue, joue ici une Shiroha tendre et réservée. Belle performance de sa part ici. A vrai dire sa performance tient une bonne partie de l’anime, elle marque vraiment la différence dans son jeu, même si personne ne dénote vraiment.

Le rythme lui est assez troublant. Tantôt rapide et comblant les premiers arcs en très peu de temps, l’histoire s’étale un peu pour se recentrer sur la trame principale. Même si je connaissais l’histoire, j’ai eu un peu de mal à m’accrocher aux wagons de l’empathie, quand parfois entendre juste quelques notes près du phare, avec Tsumugi, reste l’une des choses les plus douloureuses de cette oeuvre. Mais soit, j’ai l’impression que pour le profane qui aurait abordé l’histoire, il aurait eu du mal à comprendre, même si les marqueurs relatifs au temps qui passe et qui boucle, comme un jour sans fin, sont bien présents. Mais à la différence d’autres oeuvres utilisant ce trope, ici la nuance est pas fine et permet de voir une vraie diversité de récit. C’est à deux tranchant, soit on adhère soit on décroche. Dans le visual novel je n’avais pas perçu ça, le format de lecture ne laissait pas l’ennui s’installer, chose que j’ai eu dans l’anime facilement.

Et c’est là le souci, le crescendo des derniers arcs est fort, mais possible que le public a été perdu avant. C’est dommage, et c’est probablement ce qu’on pensé les gens avec Clannad avant. J’espere que c’était ça, je n’ai pas découvert l’anime Clannad à sa sortie, j’étais bien trop idiot pour m’y interesser.

Cela ne doit pas vous empêcher de découvrir l’anime cette accessibilité relative, alors qu’il est interessant. Je trouve les notes un peu sévères, y compris la mienne, sur Anilist. Je ferrais comme avec l’anime Charlotte, j’ai besoin de ne pas être dans l’anime pour le revoir.

Ne le ratez pas, vous pourriez être surpris. Ce n’est pas le chef d’oeuvre que j’espérais, mais c’est un anime doux et divertissants, fort et émouvant. Il y a même un combat sous marin pour les vrais mâles! Donc ne le loupez pas!